Regulations

PPWR : ce qui a changé pour les imprimeurs le 12 août 2026

Le règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages (PPWR) s’applique depuis le 12 août 2026. Tout emballage mis sur le marché de l’UE doit désormais s’appuyer sur une documentation technique et une déclaration UE de conformité établies par le fabricant. Voici ce que cela change pour les imprimeurs offset et packaging, en Europe et ailleurs.

PPWR : ce qui a changé pour les imprimeurs le 12 août 2026

Le PPWR (règlement (UE) 2025/40) est entré en vigueur en février 2025 et s’applique depuis le 12 août 2026. Depuis cette date, le fabricant doit mener la procédure d’évaluation de la conformité et établir la documentation technique prévue à l’annexe VII avant de mettre un emballage sur le marché de l’UE, puis établir une déclaration UE de conformité signée une fois la conformité démontrée. Les deux documents doivent être conservés 5 ans pour un emballage à usage unique et 10 ans pour un emballage réutilisable.

Ce qui a changé concrètement le 12 août 2026

  • Documentation technique et déclaration UE de conformité sont désormais exigées avant la mise sur le marché de l’UE (articles 15 et 39).
  • La déclaration atteste que le respect des exigences des articles 5 à 12 a été démontré ; en l’établissant, le fabricant assume la responsabilité de la conformité.
  • Le fabricant est en général l’entreprise qui fait fabriquer l’emballage ou le produit emballé sous son propre nom ou sa propre marque : c’est pourquoi les marques demandent à leurs imprimeurs et converters les données qui alimentent le dossier.
  • Les règles sur les substances s’appliquent déjà : la somme des concentrations de plomb, cadmium, mercure et chrome hexavalent dans l’emballage ou ses composants ne doit pas dépasser 100 mg/kg, et des limites PFAS s’appliquent aux emballages au contact des denrées alimentaires (article 5).
  • Les obligations suivent l’emballage, pas l’imprimeur : importateurs et distributeurs ont aussi leurs propres obligations (articles 18 et 19).

D’autres obligations arrivent plus tard, chacune avec sa date. L’étiquette harmonisée sur la composition des matériaux s’applique à partir du 12 août 2028, ou 24 mois après les actes d’exécution si cette date est plus tardive (article 12). L’emballage devra être recyclable dans les grades A, B ou C à partir du 1er janvier 2030, ou 24 mois après les actes délégués de l’article 6 si cette date est plus tardive, puis dans les grades A ou B à partir du 1er janvier 2038 (article 6). Les taux minimaux de contenu recyclé pour les parties plastiques s’appliquent à partir du 1er janvier 2030, ou 3 ans après l’acte d’exécution si cette date est plus tardive (article 7). Le PPWR ne crée pas de passeport produit numérique propre à l’emballage, mais lorsque le produit emballé en exige un au titre du règlement écoconception, le PPWR prévoit que ce passeport porte aussi les informations sur l’emballage.

Une règle mondiale, pas seulement européenne

Le PPWR s’applique à l’emballage mis sur le marché de l’UE, où qu’il ait été imprimé. Un étui imprimé aux États-Unis, une étiquette imprimée à Izmir ou un film souple imprimé à Canton tombent sous les mêmes exigences dès que le produit emballé est mis sur le marché de l’UE. C’est pourquoi les marques demandent des données de production structurées à leurs converters du monde entier, et pourquoi les ateliers de tous les continents standardisent. Rutherford accompagne ce mouvement avec le closed loop déployé sur plus de 1 000 systèmes dans plus de 30 pays, des sites nord-américains aux groupes d’emballage européens.

Où les données couleur entrent dans le dossier de conformité

La conformité est un exercice de documentation, et la documentation vaut ce que valent les données derrière. Un atelier qui tourne en closed loop produit déjà, tirage après tirage : les cibles couleur convenues, les valeurs mesurées, le DeltaE par rapport à la référence, le support utilisé et un enregistrement horodaté du tirage. C’est exactement le type de preuve dont se nourrissent les audits des marques et les dossiers techniques. Le workflow Offset360 capture ces données au pied de la presse, et des plateformes comme PPWR Connect les consolident en rapports prêts pour l’audit, par tirage.

Le PPWR concerne-t-il les imprimeurs hors UE ?

Oui, indirectement mais fermement. Les obligations portent sur l’emballage mis sur le marché de l’UE. Tout imprimeur qui exporte de l’emballage, ou qui imprime pour une marque vendant dans l’UE, doit s’attendre à des demandes de données de conformité. Les imprimeurs hors UE capables de fournir des enregistrements de production propres garderont ces contrats ; les autres créent un risque pour leurs clients.

Que doit avoir en place un imprimeur maintenant que le PPWR s’applique ?

Trois choses. Un : savoir quels travaux finissent sur le marché de l’UE. Deux : pouvoir documenter matériaux et production par travail : supports, encres, couleur mesurée, enregistrements de tirage. Trois : convenir avec chaque donneur d’ordres de l’entreprise qui agit en tant que fabricant et établit la déclaration UE de conformité, et des données attendues de votre part. Si ces échanges n’ont pas eu lieu avant le 12 août, ils sont désormais en retard. Notre checklist PPWR et DPP pour imprimeurs détaille la liste complète.

Le closed loop me rend-il conforme au PPWR ?

Aucun outil ne le fait à lui seul. La conformité couvre matériaux, conception et documentation. Ce que le contrôle couleur closed loop apporte, c’est la suppression du maillon faible : il standardise la couleur sur la référence, mesure chaque feuille et journalise la preuve automatiquement. Si votre presse est éligible, le Rutherford Check gratuit prend deux minutes, et le calculateur ROI chiffre ce que cette même discipline économise en gâche au calage.

La voie pragmatique : fiabiliser les données au pied de la presse

Le 12 août 2026 est passé, et les échéances de 2028 et 2030 sont les suivantes. Les imprimeurs qui traitent le sujet comme un problème de données, pas comme un problème de paperasse, avancent plus vite : standardiser la couleur, mesurer chaque tirage, conserver les enregistrements. Le dossier de conformité s’écrit alors tout seul, à partir de données déjà fiables.

Sources

Votre presse est-elle prête pour le closed-loop ?

Vérifier votre éligibilitéCalculer votre ROI
Retour aux articlesPage d'origine